Journal de France

Paroles libres de français

Ma France éternelle n’est pas à Paris

Ma France éternelle n'est pas à Paris

Depuis des années, nous assistons à un dévoiement qui est en train de nous conduire petit-à-petit à un système, je le crains, totalitaire.
Des journalistes deviennent des hommes politiques ; des hommes et femmes politiques abandonnent la politique pour aller à la télé, juste avant de revenir comme ministre ; ajoutons à cela les femmes journalistes qui sont passées en position horizontale face aux hommes politiques – certaines les épousent, mais 99% se contentent de regarder le train passer ; et cela leur a peut-être permis d’avoir un coup de fusée dans leur carrière, sans pour autant les mener à grand-chose sinon à davantage occuper les plateaux télés.

C'est un milieu à haute consanguinuité morale et intellectuelle. Aujourd’hui, dans leur petit monde à eux, dans le petit monde parisien où tout le monde se connaît, où tout le monde se côtoie, ils essayent de faire croire à la province que la France c’est Paris, et que Paris c’est la France.

La scission entre la capitale et le reste du pays est gigantesque, que cela soit point de vue idée, tenue, éducation et façon de vivre.
Il faudrait que nos élites se réveillent et réalisent qu’il va falloir bouger ; et comprendre que la France n’est pas Paris, et qu’être parisien ne donne pas tous les droits. La concentration des pouvoirs à Paris, ainsi que des soi-disant sommités, est franchement stupéfiante.
N’oublions pas que Marseille a dû subir un tir de barrage contre un éminent professeur, parce que celui-ci avait osé trouver une solution pour les gens atteints du Covid-19. Car les parisiens voudraient se réserver le monopole du génie français et n’acceptent pas de se faire damer le pion.

Il serait temps de se réveiller. Il n’y a qu’à voir la télé pour comprendre. Ils habitent à Paris ou bien en banlieue, et ils n’ont qu’un rêve : passer à la télé. Et alors ils deviennent des vedettes parisiennes, mais certainement pas des vedettes françaises.

Depuis des années, on essaye de nous faire aimer des chanteurs que l’on ne veut pas, une musique que l’on ne veut pas – parce que Paris s’imagine qu'elle englobe les goûts de la France entière.
Un jour, dans une émission, j’ai entendu une soi-disant journaliste dire : « Oh là là ! C’est le seul chanteur de rap qui a rempli le zénith ! » Naturellement, mais regardons seulement d’où il vient, et regardons ensuite les gens qui habitent et gravitent en banlieue de Paris, et le phénomène devient aisément explicable sans que le talent ou la notoriété supposée n'y interviennent beaucoup.
Mais relever cela, voyez-vous, c'est déjà considéré comme du racisme…

Paris veut tout nous imposer : leur façon de vivre, leurs lois, leurs mœurs, leurs idéaux, mais plus encore : leur décadence.

Arthur de la RivaudièreArthur de la Rivaudière